A l'ombre de moi-même

17 août 2019

Ménage.

Un plumeau de nuages sur mon altérité.

J'entends des clochettes qui tintent et scintillent..

Y'a comme du lila blanc sur mes guenilles,

Une odeur de savon dans mon coeur de petite fille.

Je sens ce souffle clair qui me rend plus légère..

Y'a comme un goût de vieux papier, rangé sur l'étagère,

Une couleur vanille bourbon sur le tableau d'hier.

Je vois le monde au travers d'une perle d'espoir..

Y'a comme des étoiles qui brillent sur ma peur du noir,

Un soupir de coton, au creux de mon envie d'y croire.

Les arc-en-ciels s'attrapent par capillarité...

ShyRainbowGirl

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16 août 2019

Remembrance.

J'ai encore rêvé de ces gais lurons... juste une rencontre hasardeuse imbibée de joie.. un songe palliatif, comme on en fait parfois.

Mon cerveau a à coeur depuis quelques années de me faire rêver, de ci de là, de tous ceux que j'ai laissé partir malgré moi.
Comme pour ma Libellule (avant de la retrouver) ou mon ange gardien, il m'offre une occasion de leur dire les mots que j'aurais du prononcer plus tôt, et de les serrer dans mes bras, au moins une dernière fois...

Curieux comme parfois, les souvenirs remontent, comment le coeur divague et qu'on s'accroche aux étoiles.

1danseuse

Ce n'est pas la première fois que je rêvais d'eux.
Voilà des années que de temps à autre, j'ai ces deux lutins qui s'invitent au creux de ma mémoire.
Oui je les baptise comme cela souvent : les gais lurons, les lutins joyeux, le duo de choc (ils étaient deux).... ils étaient toujours bienveillants, souriants et sautillants avec moi. Deux grands gosses au coeur sur la main. À jouer parfois des rôles mais qui leur allaient bien. Le paladin et le guerrier. Deux jeunes hommes de caractères, avec de belles valeurs, et ce qu'il faut de grain de folie contagieux. Deux belles personnes que j'ai eu la chance de côtoyer un temps.

Je leur dois beaucoup.
Ils m'avaient acceptée comme j'étais, sans chercher à comprendre, sans chercher à savoir tout ce que je leur cachais. Je ne me suis pour ainsi dire jamais sentie jugée avec eux.

Je les avais rencontré par hasard, avec d'autres, sur un jeu sur internet. J'étais encore avec Poire à l'époque, qui jouait aussi. Ça se battait parce que c'était le jeu (mais Poire était très mauvais perdant - étonnant, non ? - et il a fini par quitter le jeu). À force de discutailler sur les forums & co, je les ai trouvé très sympathiques, et souffrant de trop de solitude morale pour pas assez de physique, on s'est mis à parler un brin plus sérieusement... et à créer "un lien".
Ils me savaient malheureuse avec Poire, et me laissaient me plaindre un peu quand la marmite était trop pleine. Ils n'ont rien su de ma vie vraiment, mais j'avais le droit de m'épancher et de dire "je vais mal, j'ai envie de pleurer". Ils accueillaient, tout simplement. Et on passait à autre chose, je vivais un peu de leur vie par procuration, ça me changeait les idées.
Ils étaient au final ce qui ressemblait le plus à "des proches" dans ma vie, vu que je n'osais parler de rien à tous ceux que je voyais en vrai. Des mi-mots, des ombres de vérités plus crues... juste un soupçon d'échange pour supporter, et avancer.

Alors quand j'ai quitté Poire, que je me suis retrouvée seule chez moi, harcelée par ma mère, sans plus aucun ami à qui parler, ni but dans la vie, et avec pour seule envie, celle d'aller me jeter dans un fleuve, je me suis tournée vers eux. On a parlé encore un peu plus sérieusement, et j'ai fni par leur faire part de mon "malaise" : "j'en ai marre de tout, je veux partir" (sans en dire plus - bien sûr).
Ils m'ont alors aidée à chercher autre chose à faire, ailleurs. Grâce à eux, j'ai trouvé le courage de partir du jour au lendemain pour tenter de reconstruire quelque chose, loin des gens qui m'étaient toxiques. J'ai trouvé une école, un logement, un financement... tout ça avec leur aide, et pendant des mois, ils m'ont fait sortir (et rire !) régulièrement, pour que je ne sois pas trop seule. Ils ne m'ont jamais rien demandé en échange... On était presque devenus des amis.

Je leur dois des souvenirs festifs et légers. Des choses que je n'aurais jamais pensé faire, comme un morceau d'adolescence normale (comme boire un verre d'alcool (et dix !) ou visiter la cour d'une école de nuit après avoir enjambé le mur qui en bloquait l'accès... ah les jeunes !). C'était toujours gentillet, et il y en avait toujours un pour veilleur sur les deux autres... C'était incroyable. Plusieurs fois, je me suis demandée si tout ça n'était pas que dans ma tête... c'était si doux.

Je me souviens encore comment j'ai tout gâché.


Nous rentrions d'une soirée dans un bar après une balade en ville. Une délicieuse demi-journée au goût de quotidien normal. Le paladin avait un peu trop bu et était un peu pompette. Il marchait un peu n'importe comment, c'était amusant. Le guerrier était parfaitement clair, et chaperonnait notre petit trio, nous ramenant au bercail. Pour ma part, je n'avais consommé que quelques jus de fruits et une vodka, donc à part la fatigue, j'allais très bien.

Nous étions à pieds dans les rues mal éclairées. Le fond de l'air était frais. Pourtant, je crois que c'était en bordure d'été.
On parlait, on riait. Comme chaque fois avec eux. Je n'ai pas de mauvais souvenir avec aucun d'eux. Sauf celui-là, et c'était ma faute à moi.

Arrivés dans la cour de mon immeuble, qui était assez vaste, il n'y avait aucune lumière. J'y voyais donc très mal, et j'ai commencé à me sentir apeurée. J'avais une peur irraisonnée du noir, surtout hors de chez moi. C'était l'époque où sortir me coûtait de véritables crises de larmes et d'angoisse, mais je ne l'avais dit à personne. Ils étaient deux "exceptions". Je n'avais jamais eu peur avec eux, avant.

C'est là que le paladin, pour rire, a mis ses mains à plat sur mon dos pour me pousser en avant. "Aller, plus vite !", et il riait aux éclats. À l'époque toujours, tout contact non prévu me plongeait encore dans les pires des tourments, mais ils ne le savaient pas non plus. Je ne leur ai jamais dit ce qui s'était passé avant eux. Ils ne pouvaient pas deviner... mais sur l'instant j'aurais voulu mourir tant j'étais terrifiée. Je ne sais pas pourquoi d'un seul coup, ma tête a oublié avec qui j'étais... pourtant je ne risquais absolument rien.

Je continuais d'avancer, poussée par le paladin, sans voir où j'allais, manquant de tomber, et la peur grandissait... J'ai tenté de le supplier : "arrête, s'il te plaît arrête !".
Essayez de discuter avec une personne ayant un peu bu.. et puis il ne faisait rien de mal, ma demande n'était pas logique.. Le guerrier essayait de le calmer de sa voix, et de m'apaiser du regard. Je le sentais bien, mais j'avais tellement peur. Trop peur. J'avançais trop vite, sans voir où je mettais les pieds, et il y a avait ces mains sur mon dos dont je me sentais prisonnière... j'ai hurlé une dernière fois, presque de désespoir, pour que ça cesse, mais il ne m'entendait pas. Il riait, comme rit un enfant qui est toute à sa joie simple... Mais je ne voyais plus ni un enfant, ni le paladin... je sentais la cage et l'air qui s'en échappait.

C'est là que sans réfléchir, je me suis retournée pour le gifler.

J'entends encore les sons.
L'inspiration de stupeur du guerrier, le grognement de surprise qui mit fin au rire du paladin, et le bruit de ses lunettes tombant sur le goudron plus noir encore que tout le reste autour de nous. Ce tintement léger, à peine audible, mais si tristement éclatant dans ma tête, et qui m'a fait réaliser ce que je venais de faire. Ce n'était pas lui..
Oui c'était éclatant en moi à cet instant. De honte et de douleur. J'ai su. Comme si je pouvais voir d'avance la suite des évènements...
Ma grand mère me l'avait dit. C'est seulement là que j'ai compris... trop tard. Ce bruit, c'était notre amitié débutante que je venais de disloquer. C'était comme un cristal qui tombe et se brise. Comme un miroir qui se fend et explose en milliers d'éclats. C'était le bruit d'une erreur qui ne se répare pas.


J'ai bien essayé de retourner le voir. Au moins deux fois dans ma mémoire. Il ne m'a plus ouvert sa porte. Il n'a plus répondu aux messages. Le guerrier étant son ami de toujours, je n'ai plus osé aller vers lui non plus. J'étais morte de honte... et j'avais peur de moi.

Tout s'est terminé comme ça.

Depuis, dix ans ont passé.
Depuis, je sais ce qui s'est passé. J'ai affronté mon démon tapi dans l'ombre. Je pense même l'avoir défait... mais ça ne fait pas revenir en arrière : le passé est passé. Dix années à ruminer ce regret.

Pourtant on me l'avait dit. "Frappe une personne que tu aimes, et le lien, s'il n'est pas détruit, n'est plus jamais le même."
Oh ma chère grand-mère, je ne savais pas. Je n'ai compris que ce jour-là. Si seulement je t'avais comprise avant... j'aurais remis en question bien des choses plus tôt. Un seul geste peut tout changer. C'est effrayant lorsqu'on le sait.


Par moment, ils me manquent. Je les aimais vraiment beaucoup.
Et je n'ai pas été à la hauteur. Cela arrive, je sais. Mais c'est toujours triste malgré tout.


Comme je suis une personne un peu 'bizarre' qui fait des trucs étranges, j'ai cherché plusieurs fois leurs noms sur la toile au fil des ans, pour savoir ce qu'ils devenaient. J'ai épié en silence ce que je pouvais, en croisant les doigts pour que tout se passe bien pour eux. Et par moment, je les ai simplement perdus totalement de vue.
Je leur ai envoyé en pensées des mots d'excuses, et des mots d'affection baignée de gratitude pour ces moments passés ensemble... des encouragements et des espoirs de douce vie, parce qu'ils méritaient l'un comme l'autre que tout se passe au mieux.

J'aurais sûrement du leur écrire, mais je n'ai pas osé. Je suis parfois si lâche... je craignais de trouver porte close... qu'ils aient ou non tout oublié..
L'ont ils su, à quel point j'étais désolée ?
J'aurais aimé saisir une chance de le leur dire, avant de les laisser partir...
Aujourd'hui je n'ose plus, et moins encore à mesure que le temps passe, mais je ne peux m'empêcher d'y penser. Je crois que je ne les oublierais jamais.

Je demande s'il y a beaucoup de gens sur Terre qui trouveraient ça non-anormal et chouette de recevoir, une décennie plus tard, quelques petits mots dans un email ou au dos d'une carte.. "Pardon. Et Merci pour tout. Bonne route... Amicalement,"; signé du nom d'une ancienne connaissance - ou pas signée du tout.
J'imagine que ça dépendrait du souvenir qu'on en a gardé.
Je préfère ne pas raviver celui que j'ai bien pu laisser...

Même si cette nuit dans mon songe, tous deux me souriaient.

15 août 2019

Le dossier... 3

Bon.

Nous nous sommes rendus à l'hôpital, avec Superman. Nous avons rencontrés les spécialistes...
Beaucoup de questions enchaînées, et pas moyen de savoir si on a bien pensé à tout, si on ne s'est pas trompés quelque part dans nos réponses..
Beaucoup d'informations aussi, condensées sur une grosse demi journée. Un peu trop sans doute, nous n'avons pas tout retenu. Même mon papier de notes est archi confus.

J'ai déjà oublié tous les noms et visages... sachant que de toute façon, la plupart vont changer à chaque consultation future... J'ai surtout noté par coeur l'adresse email à contacter quoi qu'il arrive.. et qu'à partir de maintenant, je réponds à tous les appels masqués, et tant pis si c'est pour me vendre une isolation pour une maison que je n'ai pas...

On a une idée de comment cela va se passer pour nous, mais j'ai l'impression qu'ils ont tenu à ne pas nous donner trop d'espoirs pour autant, en insistant bien sur l'aspect "escalier" de la démarche. Chaque marche dépendant de la précédente, qui doit impérativement bien se passer. Et je passerai les nombreux détails.
On nous passera en cycle court. C'est la solution la plus rapide.

L'escalier commencera au moment où l'on va nous appeler pour nous donner le feu vert. On ignore quand. Pas avant un moment en tout cas, bien qu'il faille se tenir prêt malgré tout. On ne sait jamais. Alors l'ascencion passera par les étapes suivantes :

Première marche : injections pour la stimulation ovarienne. Pendant X jours. Puis monitorage tous les 2 ou 3 jours, pendant encore Y jours.
Deuxième marche : injections supplémentaires pour empêcher l'ovulation spontanée. On poursuit les monitorages et le reste.
Troisième marche : l'injection finale, et le départ pour l'hôpital en vue de la ponction.
Quatrième : la ponction.
Cinquième : le recueil de sperme et la fécondation in vitro.
Sixième : Attente. Développement des embryons et observation.
Septième : Prélèvement d'une cellule de chaque embryon, et tests avec les sondes.
Huitième : Attente. Observation du développement des embryons malgré le prélèvement, et résultats : on élimine les candidats malades, et on espère que les autres tiennent le coup.
Neuvième : On implante 1 à 3 embryons : s'il y en a, et s'il n'y a pas eu besoin de les congeler. Sinon ce sera pour plus tard, il faudra revenir pour le transfert.
Dixième : Suspens. On attend de voir s'il y en a qui s'accrochent, et si oui, on débute une grossesse normale, avec les risques standards.

À chaque fois, nous ne saurons que le jour J ou quelques jours après si tout va bien, et si on passe à l'étape d'après, ou s'il faut tout recommencer.
On peut avoir aucun ovule, comme avec 14 au départ, et se retrouver à la fin avec rien quand même.

J'avais fait beaucoup de recherches sur le sujet, alors je savais déjà, mais cela m'a quand même mis un petit coup.
Difficile de s'empêcher d'avoir peur dans ces cas là : riper sur la moindre marche, et tout est à recommencer ... et le temps n'en sera que davantage compté. On essaie d'y croire, bien sûr, mais ça n'empêche pas..

Sans compter les risques divers et variés. Hyper-stimulation. Besoin d'accumulation. Aucun embryon sain. Aucun tenant le coup. Aucun ne s'accrochant... et les risques normaux ensuite que bébé s'en aille, ou développe une autre maladie qui nous privera de lui...

En France, on ne teste que LA maladie qui pose problème. Si les embryons dit "sains" pour cette maladie précise sont porteurs de trisomies, d'anomalies quelconques pouvant générer des problèmes autres de développement, même si cela les condamne par avance, ils ne sont pas testés, ils seront dans les candidats à l'implantation...
Je peux comprendre qu'on fasse attention à ce qu'on cherche, et qu'on limite les gens, étant contre l'eugénisme... Mais lorsqu'un couple a déjà tellement morflé... Pourquoi ne fait on pas une exception encadrée pour s'assurer que l'embryon sera au moins viable, autant que possible ??

Superman est incroyablement optimiste. Pour de vrai ou pour se convaincre ? Je ne saurais dire. Plus le temps passe, et plus je me dis que je ne sais jamais ce qu'il pense. En tout cas, il ne semble pas voir les problèmes éventuels. C'est peut-être mieux, mais ça m'a donné un autre coup de mou.

Je crois que j'aurais voulu qu'il comprenne ce que ça allait impliquer pour moi. J'appréhende les piqûres, et la ponction. Je redoute un peu la douleur, la prise de poids, les effets secondaires. Les échecs, les fausses joies...
Je sais pourquoi je tente ma chance malgré tout ça, et c'est pour ça que je sais que je peux tout encaisser s'il est en équipe avec moi... Mais pour le moment, je ne nous sens pas sur la même longueur d'onde... et je me doute que ce n'est que le début.

En plus de la montagne d'informations, on nous a donné des ordonnances, mais pas toutes, à utiliser quand on nous le dira, et surtout des consignes. J'ai notamment celle de perdre du poids. Je dois avouer que là encore, ça m'a fait mal. Je sais que je ne suis pas une top modèle, mais se l'entendre dire, ce n'est jamais agréable. Donc idéalement, je devrais perdre 8 kilos (que je regagnerai très probablement dès qu'on commencera le traitement, mais passons).
J'essaie de mincir, sans succès, depuis le départ de notre premier ange... Je suis même allée voir des diététiciens et tout. Finalement c'est quand je les ai envoyé bouler et que j'ai agi selon ce que je pensais être logique que j'ai pu faire stagner mon poids. Pas perdre, mais arrêter de prendre, déjà. J'ignore s'il me reste assez de volonté pour tout reprendre de A à Z.. ça en fait des combats à mener en même temps...

J'ai envisagé un instant de m'aider avec un produit quelconque qui aurait marché pour une amie - je ne suis pas fan de l'idée, c'était pour avoir un coup de pouce histoire que ça décolle...-, mais Superman s'y oppose fermement. Enfin non. Plus exactement, il désapprouve totalement mais je suis "libre". Je fais ce que je veux, mais si je veux essayer alors c'est complètement stupide et je vais "payer un impôt sur ma bêtise". Rien qu'à l'entendre j'avais l'impression de perdre tout son respect si j'essayais, voire même juste en y songeant. Je le trouve rude parfois.. bien qu'il n'ait probablement pas tort.
Je sais bien que la plupart de ces choses qui aident à perdre du poids sont des arnaques, mais j'aurais peut-être eu au moins un effet placebo... Tant pis, je ferais sans. Pourtant le délai me paraît court pour tout faire toute seule.

L'hôpital aimerait nous prendre avant Noël (s'ils peuvent). C'est à la fois horriblement lointain et très proche.
C'est déjà plus loin que ce qu'on nous avait dit au téléphone, mais ça ne me laisse que 2 à 3 mois pour réussir là où j'échoue depuis des années... sport ou pas. Alimentation saine ou pas (même si Ok, cet été, je me suis fait un peu plaisir, faut bien vivre merde). Mais je ne voudrais pas qu'on nous décale et nous recale juste pour quelques malheureux kilos...

J'ai quand même fait ma première séance fitness en matinée. Trente minutes, pas plus. J'ai du arrêter, j'avais des vertiges et envie de vomir. Avant ça ne me le faisait pas avant des heures de sport... mais c'était avant, y'a si longtemps... va falloir s'accrocher.
Continuer la marche, même si je ne vais pas vite, y aller plus souvent, et allonger les circuits. Faire du sport. Faire plus attention à ce que je mange, de nouveau... et espérer que ça suffira.

Bref, je ne sais pas trop quoi penser ou ressentir là tout de suite.
Je suis un peu dépassée, un peu assommée par toutes ces visites intensives. Par la montagne de questions qu'on nous a posées et celle d'infos qu'on a tenté de nous donner. Par le fait que ça va devenir concret mais que ça ne l'est pas encore tout à fait. Par le défi qu'on me donne et que je crains de ne pas réussir à relever. Par l'absence d'empathie autour de moi pour mes petites peurs et appréhensions de femme stressée. Par un peu tout, en fait.

La seule chose que je sais, c'est que je ne fêterai probablement pas Noël cette année.
Voir ma soeur avec son petit bébé nouveau né... ma belle soeur avec son fils qui a l'âge qu'aurait du avoir mon second.... Je ne peux pas. Je ne veux pas. Pour une fois je ne compte pas me forcer. Sauf insistance de Superman avec des yeux de chat-botté, je resterai dans mon coin.
De toute façon, je n'ai jamais trop aimé les fêtes, surtout de fin d'année. Et c'est pire depuis le départ de mon premier fils. Il aurait du naître avant Noël... Tous les Noëls depuis et futurs, ce sont des fêtes à passer sans lui, sans son petit frère... J'ai plus envie de mettre toute mon énergie dans une "poker face" à la noix.. Alors au moins cette fois. Si je peux, je n'irais pas.

Heureusement, cela va déjà un peu mieux, parce que depuis j'ai trouvé plein de gentils commentaires qui m'ont rappelée que je n'étais pas toute seule. Au besoin, je pourrais venir me plaindre un peu ici avec vous, n'est-ce pas ? (D'ailleurs : merci ♥ )

Enfin voilà. Micro-étape supplémentaire passée. Y'a plus qu'à espérer..

Je vais laisser mûrir tout ça. Faire ce que je peux, et on verra.
Je croise les doigts..

 

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13 août 2019

Table rase.

Elle s'éloigne. La mémoire de petite fille.
Elle s'émiette, se délite, s'estompe.

Ce que j'ai pu traiter en thérapie ou confier ici, se disloque, s'amoindrit.

J'ai franchi tant d'étapes, tant d'obstacles, de grilles...
J'avance dès que je peux, vite avant que mon corps ou mon esprit ne se rompe.

C'est peut-être le prix à payer pour continuer la vie. Résilience contre oubli.
C'est peut-être l'effet du temps qui finalement agit.

Je perds les mots, les dates.. j'oublie des noms.
Je ne peux plus que survoler certaines sensations.

C'est peut-être mieux ainsi...?

Les contours se floutent et s'échappent. Je doute, me noie de questions.
L'effet boqué finira par se retrouver au centre de mes tourbillons.

Laisse les s'envoler, se mélanger, ces vieilles photographies..
Que n'en reste que les couleurs qui ont marqué ma vie.

Un kaléidoscope de passé révolu.
Moins qu'une image, à l'aspect saugrenu.

Étrange cette impression de gommer presque malgré moi celle que j'étais autrefois.
Peut-être est-il grand temps de ne plus regarder que devant soi.. ?

Table rase, et on est reparti.

Posté par Landrynne à 10:32 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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12 août 2019

Bien rentrée.

 salut

On peut dire qu'on aura rentabilisé les vacances.
Deux semaines, c'est court. Alors on a tout fait en mode marathon.

Parfois il a fallu écourter des moments, soit à cause de moi, soit pour Superman, soit parce que c'est comme ça... Mais globalement, je suis satisfaite. Il était juste temps que ça s'arrête ! Sociabiliser autant, ce n'est pas pour moi. Je suis lessivée.

La plupart des jours ont été réservés aux visites. Nous avons vu mes parents, mes beaux-parents, ma fratrie, trois couples d'amis. Nous avons raté deux collègues et la fratrie de Superman. Ce sera pour la prochaine fois.
J'ai quelques regrets de par mes loupés, mais j'essaie de ne pas me blâmer pour cela (même si je me demande parfois pourquoi certaines personnes persistent à vouloir nous voir, ce doit être pour voir Superman, c'est pas possible autrement).

J'avais commencé à tout vous raconter, et puis j'ai supprimé. Après tout, quel intérêt pour vous ? Aucun.
J'aurais tellement à raconter, et rien en même temps : ce n'est pas franchement intéressant, et j'écris déjà suffisamment de pavés comme ça sur ce blog. Je verrais après intégration de tout si ça vaut un tantinet le coup ou pas.

Outre les visites, on s'est aussi pris trois-quatre jours pour nous. Les meilleurs moments, pour moi ! Juste nous, la nature, mon appareil photo... ça je le refais dès qu'on peut avec plaisir ! Peut-être seule si j'ai le courage, car me regarder contempler et photographier le décor et ses détails sous tous les angles ne doit guère amuser Superman, même s'il n'a rien dit.
Je crois que c'est là que le net m'a le moins manqué. Force est de constater néanmoins que j'ai toujours mon addiction à l'écran. Si je ne peux ni faire de photo, ni contempler la nature au calme, ni aller sur le net, je ne me sens pas très bien assez vite... Enfin bref.
Nous avons notamment vu une grotte, un parc avec des animaux en liberté, une forêt et ses eaux, une citadelle (ou ce qu'il en restait), un mini-musée, de jolis villages.. Ciel, que la nature est belle, et que chaque région est chargée d'histoire et d'anecdotes... On a tenté un tour sur la plage aussi, mais c'est franchement un lieu à fuir l'été pour moi.

Ce serait quand même chouette d'avoir plus de temps une prochaine fois, pour plus le prendre, et profiter davantage... des gens, mais surtout des lieux magnifiques comme certains de ceux que j'ai vu en vacances (et qui ne m'ont pas suffit du tout, je veux en voir toujours plus !).
Enfin, on a eu des congés, je ne vais pas me plaindre, hein.

Pour finir, nous nous sommes rendus au buisson des anges. Il y avait deux nouvelles stèles pour deux nouveaux anges. Je les ai pleurés autant que les miens, comme chaque fois. Comment ne pas partager la douleur de ceux qui ont subi l'inimaginable ?
Superman était content qu'on ait pu y aller, et de voir que nos petites stèles faites main étaient toujours là, en bon état. On sait qu'elle ne dureront pas éternellement, mais on aimerait qu'elles tiennent quelques temps au moins. Et après on les refera, au besoin.

Et voilà. Des visites, des découvertes. Des moments speeds, et des figés hors du temps. Ca fait quand même du bien.

En tout cas, maintenant qu'on est rentré, fatiguée ou non, j'ai une liste de choses à faire longue comme le bras alors ... autant s'y mettre !
Aller, motivée, motivée ! On y croit !

 

Posté par Landrynne à 11:40 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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07 août 2019

Sous Terre.


Avez vous déjà passé quelques heures sous terre ?

Moi oui.
Plusieurs fois.

Et chaque fois, je dois dire que c'est un émerveillement.


J'ai eu l'occasion très récemment de visiter une nouvelle grotte, et je me suis dit que j'allais vous raconter un peu ça. Sans trop de détails, promis. Enfin, juste ce qu'il faut, évidemment.


Tout d'abord il y eut la descente. Cette fois là, toute en pente fine et large, très bien aménagée, qui serpente lentement vers la bouche de cette antique endormie. Je me demande si cela n'a pas été prévu pour la rendre accessible aux personnes en fauteuil (ce qui serait une excellente initiative).
Cela n'est pas instinctif, mais la descente est une étape importante. On se prépare mentalement à la visite, on affûte ses sens, on met sur orbite le reste du monde, et les gens. On se laisse gagner par l'excitation enfantine de la découverte, ou de la redécouverte parfois. Rien qu'à l'idée, le coeur sautille par anticipation.
Ce jour là, trois enfants me précédaient, accrochés aux paroles du guide avec passion. Ils avaient déjà visité des grottes, et bouillaient d'impatience de voir celle-ci, posant des tonnes de questions en tous genres. C'était déjà comme un souffle de fraîcheur sur ma journée, mais le meilleur était à venir, bien sûr.

C'est à un endroit très précis qu'en l'espace de trois pas, la vague de froideur nous a innondés. Comme un "plouf" soudain dans une eau claire. Nous étions encore à des mètres et des mètres de l'entrée de la grotte, mais en trois petites secondes, en trois petits mètres tout juste, nous sommes passés de 35 degrés ... à 17. En ces temps de canicule, quel bonheur ! Comme si la terre nous souhaitait la bienvenue dans ses sous-terrains, pour souffler un moment..

Nous avons fini notre descente, jusqu'à arriver à une porte close. N'entre pas qui veut n'importe comment dans ces musées naturels, mais vous comprendrez bientôt pourquoi. En la franchissant, nous nous sommes retrouvés dans un autre monde, bien au frais à 13 degrés. Et c'est là que la contemplation a enfin pu commencer vraiment.

La vue m'a sautée au coeur avec le même plaisir que la vague d'air froid qui m'avait cueillie peu auparavant. En ce lieu de silence et d'ombres, tout n'est que chef d'oeuvre de patience.
L'architecte Dame Nature a minutieusement bâti une à une les différentes aspérités qui composent le tableau surréaliste qui me fait face. Elle a creusé à même la roche des millénaires d'une histoire ne contant que la caresse de l'eau, du vent, et du présent, comme un cadeau du temps qui s'écoule, et s'envole inexorablement, ne laissant derrière lui qu'une trace fragile.
Il n'y a guère de mots qui me viennent pour vous conter ma fascination face à cet ouvrage séculaire et plus encore. Disons simplement que mon esprit peut se perdre longtemps dans ce récit en relief..

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Ca et là, des cavités et renfoncements aux contours méthodiquement irréguliers, de la plus petite alvéole pouvant à peine accueillir une souris, à la plus grande : la grotte en elle-même qui pourrait probablement abriter un bâteau.
Nombre d'élements du décor ondulent sous mes yeux, créant des bas-reliefs et par moment érigeant des statues abstraites. On ne sait trop ce qui se détache du décor et ce qui s'y fond. Où que se posent les yeux, quelque chose attend... Certaines ciselures ont un aspect tranchant, mais la plupart se sont formées en douceur, et tout en rondeurs. Aussi singulier que soit ce petit monde, ses images aux allures austères sont moins menaçantes qu'accueillantes.

On aimerait y poser les doigts, y faire glisser la main. Sentir l'humidité et la moiteur des surfaces lisses et glissantes, luisantes parfois dans la lueur des lampes. On voudrait toucher cette eau qui ruisselle lentement le long des parois rocheuses. C'est interdit bien sûr.
Ici on ne touche qu'avec l'âme et les yeux. Il a fallu tant de siècles et d'époques enchaînés pour produire le plus petit détail. Hélas, il suffirait de quelques temps à peine, quelques semaines ou mois, de ce traitement de curiosité, pour tout ruiner. Tout, car il y a tant à voir encore.

Les murs dévoilent les merveilles d'ingéniosité de la Nature qui a oeuvré avec détermination à ce qu'aucun ne soit le reflet de l'autre. Car dans les grottes, s'ils se ressemblent presque tous au fond, ils ne sont jamais tout à fait les mêmes. Des surprises peuvent attendre votre regard dans n'importe quel recoin. C'est une chasse à l'étonnement perpétuelle.

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Plus loin, dans pans de murs et des structures coulant du haut prenaient la forme de rideaux solides. Des "draperies" cela s'appelle. Les scientifiques ont peut-être simplement manqué d'imagination, mais je trouve que, bien que pragmatiques, ils ont parfois un zeste de poésie dans leur nomenclature.

Certains forment des voûtes en se mêlant aux plafonds et aux sols. Par moment, ils sont si bas ou si arrondis qu'il faut se pencher pour passer. J'ai sursauté lors d'un tel passage : une goutte d'eau venait de me tomber sur l'épaule. J'ai pensé que sans nos visites, et le chemin entretenu pour les permettre, là où je me tenais se serait érigé un jour un fier stalagmite, un délicieux stalagtite, une colonne de leur fusion, ou bien une cavité se serait creusée. Allez savoir, après tout.
J'imagine la lente construction de ces étranges structures, la main du temps en potière chevronnée et attentive... Cette perle d'eau glissant le long de mon bras avait la caresse d'un soupçon d'éternité...

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Il y a aussi les plafonds ! Ah les plafonds mes amis ! Rien à voir avec les carrés blancs de nos demeures contemporaines, non. Il sont sublimes ! À vous donner envie de marcher la tête en l'air, comme si vous regardiez les étoiles.
Ici la nature a peint des formes et des couleurs pouvant évoquer les premières oeuvres humaines, mais elle a également sculpté par endroit de véritables dentelles de calcaire ! Des petites, des grandes, des fines ou bien épaisses, des galbées et des plus linéaires.
Elle s'en est donnée à coeur joie, laissant libre cours à sa créativité et aux caprices des eaux, infatiguables et nonchalentes, qui ont coulé le long de ces amas la tête bas.

Par moment, j'imaginais la grotte à l'envers : je me disais que si l'on pouvait marcher sur ses plafonds, on pourrait se croire sur Mars ou quelque autre planète aux paysages si insolites. Je devenais fourmi imaginaire, en exploration dans un autre univers.

En quelques rares endroit difficilement observables sans torche, on peut découvrir des "cheminées", le plus souvent rebouchées au fil des âges. Elles forment en leurs contours burinés des cercles sombres au dessus de nos têtes, comme de petits trous noirs.. Les reflets des lampes du guide et du chemin y forment des galaxies. Elles sont les seules lumières tolérées ici, afin de ne pas abîmer le délicat sommeil de la pierre.

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Sur le sol, en dehors du sentier bien délimité qu'il ne faut pas quitter, des creux et des bosses de calcaire et de terre, et disséminés un peu partout, des stalacmites. Oui, ces curieuses formations qui sortent de terre dans l'espoir de monter toujours plus haut... peut-être pour enfin rencontrer l'âme soeur : le stalagtite tombant à sa rencontre, et avec lequel il finira par fusionner pour donner un pilier de sédiment à la signature unique... ou une montagne imposante aux milles cascades solides.
Lorsque l'eau qui tombe éclabousse en divers endroits, impossible de prévoir où et combien de nouvelles formations verront le jour, des millénaires plus tard...

Dans certains cas, un amas de roche peut avoir la faculté de scintiller à la lumière, comme s'il était incrusté de fins joyaux, et les mots sont assez limités pour vous décrire à quel point c'est beau. Pas parce que cela lui donnerait un air précieux qu'il n'a d'ailleurs pas, mais bien parce qu'on le croirait respirer.
Il cherche le regard, l'attire et l'absorbe pour un instant. Il murmure des choses dans l'échos de nos pas qui cessent pour mieux l'entendre, désagrégeant le message. Il est mystérieux, mais différemment des autres, ce géant de roche paré de poussière de fée... on dirait qu'il change à chaque instant.

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Toutes ces figures ont un charme unique qui nous invite à les apprivoiser, à partager un instant méditatif en leur compagnie. Une forme singulière, une goutte d'eau à leur extrêmité, ou plusieurs qui leur longent le corps. Un miroitement particulier, un son insolite perçu en passant, un mouvement d'air qui caresse la peau, des coloris distinctifs... il y a tant à observer, décrypter, imaginer, inventer...
 
C'est comme une dégustation, mais qu'on ne peut mener de bout en bout. J'aurais voulu les caresser, les écouter, et les sentir, les regarder, encore et encore, et jouer les géologues léchant leurs cailloux. J'aurais voulu faire comme l'enfant qui découvre son univers par les cinq sens sans en omettre aucun, et tourner et retourner dans tous les sens ce parcours surprenant dans les méandres d'une mémoire aussi énigmatique (sinon plus, pour moi) que le sourire de la joconde... je n'en ai rien fait bien sûr. La magie du lieu impose qu'on en prenne soin, et il ne faut pas courir le risque de tout abîmer..
Alors je grave en mon fort intérieur ce que j'ai vu et éprouvé, ce que mon imagination a pu dessiner sur les espaces blancs voués à le rester.

Quand en fermant les yeux, je me remémore les moments de la visite, je peux presque encore sentir sur ma peau le souffle des rocs et percevoir le chant rebondissant des impacts d'eau, des pas, du vent, et de l'immobile...

Croyez-moi, il y a là dedans une beauté à couper le souffle. Jugez plutôt de ce petit aperçu de plafond dans la salle principale, et souvenez vous de ceci : le plus petit stalactite (ou stalagmite qu'on ne voit pas ici) qui croisent votre regard, est déjà des dizaines de fois plus âgé que vous.

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N'est-ce pas incroyable ? Fantastique ? Fascinant !

J'aurais pu rester des heures durant dans cet antre du temps qui passe avec plus de lenteur que l'arbre qui pousse...

J'avoue avoir été très triste lorsqu'il nous a été demandé de quitter les lieux, moins d'une heure après y être entré. Je n'avais pas vu le temps passer.
Mais business is business, (et je déteste sincèrement ce mot), et toute chose a une fin.
À regret, j'ai jeté un dernier regard aux magistrales colonnes et montagnes d'histoire qui chantaient dans l'air une poésie oubliée. J'ai retenu mon souffle un instant, comme pour graver ce voyage improbable en mon esprit, pris une ultime photo d'un bout de cet époustouflant tableau, et j'ai suivi le groupe qui remontait vers la lumière, et le chaud.

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À coup sûr, à l'occasion, je retournerai faire un tour dans l'un de ces temples apaisants. Ils sont tous si semblables, et si différents... et tous sont empreint de la magie d'hier, et de maintenant.

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28 juillet 2019

Bon. Aller, hop !

 

J'ai commencé à rédiger des articles, mais le temps me manque, et chaque fois je suis interrompue... J'ai un planning qui s'allonge sans arrêt. C'est une période étrange et très remplie pour moi. Mais je bouge !

Mon esprit est comme toujours en ébullition, et je boue d'impatience quand je pense à notre "petit projet"... si vous saviez le bazar que j'ai dans la tête ! Mais c'est un chouette bazar.

Alors je posterai mes soliloques un peu plus tard, et je vais finir de préparer la 'chambre d'ami', et ma valise. Tout est planifié et reservé.
Nous allons accueillir de la famille deux ou trois jours, et partir un peu dans la foulée. J'ignore si j'aurais internet et/ou du temps, et si je m'en soucierais vraiment ou pas. Probablement que oui. Ce sera sûrement difficile mais salutaire, cette petite déconnexion aux ordinateurs. Cela va bousculer mes petits rituels bien établis.

Le programme est chargé, mais me fait déjà un peu rêver.
On n'aura sûrement pas le temps de tout faire... on fera ce qu'on pourra. Comme tout le monde, et comme toujours.

Je suis un mélange d'excitation, de légère appréhension, de... plein de trucs. Mais je crois que je suis heureuse. Je le serais encore plus avec des journées de 48h pour avoir plus de temps pour faire milles et une choses, mais je ne vais pas me plaindre !

Je reviens bientôt.

Portez vous bien.

champdecoquelicots

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23 juillet 2019

Coup de fil, coup de bol.

Je suis pas mal occupée en ce moment, mais je ne résiste pas à partager un coup de fil avec vous... ☺

Enfin une bonne nouvelle !
Une vraie bonne nouvelle. Car une égoïste surtout.

C'était en milieu de matinée. Le portable a sonné, en appel masqué.
Je ne décroche pas toujours quand je vois ça, mais là... je me demande si je n'ai pas compris qui c'était avant même que la dame ne me le dise au téléphone.

Dès qu'elle s'est présentée, j'ai eu le coeur qui s'est mis à battre à deux cent à l'heure, j'avais envie de pleurer tant j'étais stressée. Mais j'ai tenu quand même. Jusqu'au moment où j'ai pu lui poser LA question qui me ronge depuis des mois. Jusqu'à ce qu'elle y réponde.

Là j'ai explosé en sanglots en même temps que de rires.
Ces rires nerveux, d'incrédulité, de soulagement, de bonheur, de tellement de choses.
Certains mots vous font le même effet que si on vous sortait de l'eau à deux doigts de la noyade.

Je l'ai remerciée chaleureusement plusieurs fois avant qu'on ne raccroche, la poitrine au bord de l'explosion, l'espoir vrombissant en plein dans les esgourdes à m'en donner le vertige, le corps tremblant de je ne sais quoi. J'ai pleuré de joie.

Nouvelle étape franchie.
Et donc nouveau bond en avant du dossier.

Les sondes ont été mises au point avec succès. Un DPI est possible !!

Nous sommes officiellement sur la liste d'attente !
Et notre cas étant toujours aussi urgent, sinon plus, on peut espérer un début de prise en charge après la rentrée. Alors on va l'espérer ! Très très fort. Nous avons un rdv planifié pour en savoir plus le mois prochain.


Ce n'est qu'une étape de plus de franchie, il en reste d'autres. Mais j'avoue que c'était celle que je redoutais le plus. Celle pour laquelle nous n'aurions absolument rien pu faire, ni pour ni contre.


Bien sûr, j'ai voulu immédiatement partagé la nouvelle avec quelqu'un.

J'ai prévenu Superman en tout premier lieu. J'espère que cette nouvelle va illuminer sa journée, et les prochaines, le temps qu'on arrive aux dates de ses congès. Je suis presque sûre de l'avoir "entendu" sourire au téléphone. Il attendait cela autant que moi. Mais étant au travail, il n'a pu que prendre vingt secondes pour atterir avec moi, et on a du se laisser là.

J'ai essayé d'appeler mon ami d'enfance, l'un des rares à avoir su toute l'histoire, le pensant en vacances ou en inter-contrat. Je l'ai dérangé au travail aussi. Il faut vraiment que j'arrête d'essayer d'utiliser un téléphone. J'ai le don pour toujours tomber au mauvais moment.
J'ai à nouveau pleuré en raccrochant, mais de désarroi cette fois.
C'est probablement idiot, mais j'ai trouvé ça terrible de n'avoir personne avec qui partager cette nouvelle à cet instant... j'avais tellement attendu cela..

Tant pis, c'est ainsi. Je m'en remettrai. Cette bonne nouvelle est si lumineuse qu'elle continuera d'éclairer ma journée. Et plus.

Là pendant quelques jours au moins, je vais pouvoir me poser, et me répéter sans avoir l'impression de me mentir : on avance.
On a une chance.
Ça va marcher.


On va y arriver.

Bonnenouvelletelephone

 

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19 juillet 2019

Juillet 2.

 

Pour le moment, ce mois de Juillet était doux-amer. Et lent. Presque un peu vide.

Toujours en attente de réponses, les deux pieds dans une lourde inertie, j'avais fini par me laisser dépassée sur de nombreux plans. Fatigue ? Chaleur ? Dé-motivation ? Un peu tout ? Allez savoir. Mais j'avais pris du retard pour beaucoup de choses. Rien de trop important, heureusement.

Oui, je continue à garder l'oeil ouvert, à l'affût des "heureusement", quand j'ai la force de les chercher.
Le ciel a parfois l'air strié par les barreaux de cages, mais il n'en est pas moins quand même de l'autre côté.

Grille
Donc "heureusement", ces derniers temps, j'ai réussi à me reprendre un peu, et je m'active plutôt pas mal !

- Entre fatigue et stress dû aux aléas de la vie et aux questions en suspens, je me traînais un peu, alors j'ai pris le taureau par les cornes. La marche aide toujours pour le moral, mais j'ai aussi su prendre le temps à deux reprises de me poser pour faire de petites séances de respirations/méditation, histoire d'évacuer un maximum de tension, et ça fait du bien. J'avais presque oublié à quel point. Je vais essayer d'en refaire de temps en temps.
La deuxième fois, je me suis endormie en pleine séance. Je me suis laissée me reposer, j'étais trop "raplapla". Après tout, si mon corps a besoin, plus vite il récupère, plus vite je repars d'équèrre !
En bonus, je fais peu de cauchemars en ce moment. Je crois même n'en avoir jamais fait si peu ! La contre-partie, c'est que je fais assez peu de rêves aussi. Les jolis rêves. Ceux qui vous transportent dans mille et une féeries, ou je les oublie au réveil. Ceux-là me manquent un peu, mais tant pis, on ne peut pas tout avoir. Progressivement, j'ai redessinée une ébauche de rythme.

- Je continue de me lancer de petits défis, et parfois je les réussis. Ceux où j'échoue ne sont que partie-remise, je n'abandonne pas. Le soucis est que j'ai trop d'idées, et trop peu de temps pour les appliquer, mais je compose comme je peux !

- Je continue, lentement, à trier mes affaires, et ce sont cinq sacs qui ont quitté la maison pour aller servir ailleurs. Trois autres attendent dans un coin que l'association solidaire ré-ouvre - congés obligent. Pour certaines choses, pas moyen de donner, réparer ou recycler, il a fallu jeter..
J'ai toujours l'espoir, petit à petit, de vider ce "trop-plein" qui m'étouffe. Faire profiter d'autres personnes de ce qui ne me sert pas, ou plus, et en profiter moi pour en ressentir les bienfaits. Aérer les placards et les étagères. Revenir à l'essentiel. Respirer un peu... se délester de ce qui n'a pas lieu de rester ici. Cela reste dur par moment, la marque reste quand on a "manqué", mais ça vient.
Prochaine étape : trier les livres, et distribuer les superflus dans les boîtes à lire des environs. Les bibliothèques ne récupèrent plus les ouvrages, même en excellent état. Tant pis.

- J'ai toujours la tête en ébullition, alors je plonge dans l'action dès que je m'en sens. Dernièrement, j'ai eu deux journées particulièrement pleine d'énergie, sorties de nulle part, que j'ai bien mises à profit - quitte à le payer derrière de nouveau. J'ai pu préparer la maison pour nous permettre d'accueillir de la famille bientôt, et je suis pratiquement à jour de tâches ménagères !  Il me reste un "dossier" à gérer, et de la couture à (apprendre et à) faire, mais cela peut attendre, alors ça attendra.

- Ah ! Je suis officiellement radiée de pôle emploi. Aucune surprise, et en fait, presque un soulagement. Mes justificatifs ne leur convenaient pas, pas moyen de me faire rentrer dans une petite case de leur tableau pour savoir quoi faire de moi, etc. Depuis le temps qu'ils voulaient se débarrasser de moi.. au moins, j'en ai fini pour le moment avec leurs convocations ridicules pour des choses que je sais déjà (souvent mieux que leur lecteur de powerpoint formateur) ou des entretiens où on ne vous écoute de toute façon pas. Je vais continuer mon petit truc dans mon coin. C'est pas comme s'ils avaient eu le moindre intérêt ces derniers temps...

- À côté de ça, j'apprends à moins attendre après Superman et ses "oui-oui" qui flottent dans l'air comme des bulles de savon.. Je le bouscule un peu s'il est le seul à pouvoir (ou qu'il s'était réellement engagé) à faire, et sinon je fais moi-même, quitte à le vexer, ou à ne pas faire "aussi bien". Il est mignon, mais il est quand même très fort en procrastination ! Mélopée m'a aidée à voir combien je souffrais de devoir toujours attendre pour tout, parfois en vain, simplement pour ménager sa sensibilité. Elle me recommande de m'affirmer, et puis j'ai tellement besoin d'avancer... De casser ce courant trop visqueux dans lequel nous étions en train de nous embourber lui et moi.
Certaines craintes remontent trop vite quand je constate jusqu'où on est capable de s'enfoncer si aucun de nous deux ne bouge. Alors je bouge. Et si je peux, je l'emmène avec moi ! Je ne veux plus être spectatrice de ma vie.

- Et donc j'ai pris la décision d'essayer de partir en vacances pendant les congés de Superman ! Quand était-ce la dernière fois ? Je ne me souviens pas. Cela ne pourra nous faire que du bien. Sortir, voir autre chose... se changer les idées. Bon, il est vrai que nous n'avons pas franchement les mêmes centres d'intérêts, mais en jonglant bien, je devrais pouvoir trouver de quoi nous contenter tous les deux. J'ai quelques idées qu'il n'a pas rejetées, et il en a soumis une que je vais accepter. Et puis même sans rouler sur l'or, arrive un moment où il faut bien vivre un peu.
Je pense que je vais essayer de planifier un arrêt pour aller voir mes parents aussi, et ma soeur. Elle doit être enceinte jusqu'aux yeux, mais je ne peux pas lui refuser le bonheur de me le montrer... après tout, elle ne sait pas que ça me fait mal. Je dois encore grandir un peu, je suppose.
Reste à tout organiser dans les temps pour un prix raisonnable, et sans rien gâcher dans le frigo... mais planifier ce genre de trucs est un de mes points forts, ça devrait aller.
Quand je le dis, que je ne suis pas prête de m'ennuyer !

 À bientôt ☺

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Juillet.

Par nostalgie pour les petits défis de Mélancolie qui proposait ce genre de jeu d'acrostiche...

Jubile haut le soleil, si fier dans son écrin bleu,
Une chaleur sèche fait vibrer les rues comme des mirages,
Il fait beau mais très lourd, partout sur le paysage.
Le soir parfois, l'orage gronde, et la pluie tombe un peu,
L'air devient plus tendre, les maisons ouvrent leurs yeux,
En espérant ainsi faire entrer la fraîcheur dans les parages.
Tout coule mollement dans la langueur d'un été radieux.

allongeedanslherbe

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