Article pour râler. Si vous n'aimez pas les gens qui râlent, les pavés, la vulgarité, le sarcasme et autres trucs du genre, cet article n'est PAS fait pour vous, on se "verra" plus tard.
Moi je vais me défouler un peu.


Bon.

Dans l'optique de perdre du poids, je suis allée voir mon médecin pour demander un tuyau ou deux. Naturellement, il m'a orientée vers un diététicien-nutritionniste. Je lui ai dit que j'en avais déjà vu et que c'était un désastre, je voulais juste savoir s'il avait des tuyaux... Non, mais celui-là, m'a-t-il certifié, est "extra", et comme je suis bête et disciplinée, j'y suis allée. Je me suis dit "aller, laisse lui une chance, ça sera peut-être différent cette fois !".

Ce doit être ma période des "idées de génie" sur lesquelles j'aurais mieux fait de m'assoir.

Je dois vraiment être stupide et bornée, mais niveau "rythme de vie" (comme avec le sport, le changement d'habitde, etc), je pensais réellement qu'il fallait changer son fonctionnement petit à petit, pour faire progressivement "mieux", et se rapprocher en douceur de l'idéal. Un pas après l'autre. Pas qu'il fallait changer drastiquement sa vie du jour au lendemain.
En tout cas, sauf crise majeure ou décision particulière à prendre, j'ai toujours procédé ainsi pour que ça marche sur du long terme. Tous mes "accomplissements" je les ai fait comme ça. C'est un peu mon "testé et approuvé" à moi. J'ai été claire sur ce point et bien d'autres dès le début. J'ai donné toutes les cartes auxquelles je pouvais penser à mon interlocuteur. Je pensais qu'il y aurait toujours moyen de s'entendre. Et parce que je déteste les régimes, trop privatifs qui font qu'on ne tient pas, j'ai donc demandé une aide au "ré-équilibrage alimentaire" à monsieur le diététicien-nutritionniste.

On n'a pas du bien se comprendre.

Pour lui, y'a pratiquement tout à changer. Tout de suite, et pour toujours. Je ne vois pas bien la différence entre "régime" et "ré-équilibrage alimentaire" là d'ailleurs. Et sa notion de "progression" me laisse perplexe. Genre si mon objectif était d'escalader le mont Everest, bah pour lui, le premier palier ne serait pas de me faire grimper le mont Ventoux, mais plutôt direct le mont Blanc. Sans entraînement ni rien, aller hop ! Y'en a pour qui ça marche... moi pas.
Mais bon, vu les délais que j'ai pour perdre du poids, admettons. Le problème c'est que ça va faire beaucoup, et je suis clairement moins confiante, mais au début, je suis restée à l'écoute, savoir ce qu'il aurait à dire exactement..

L'activité physique.

On en parlé à la fin, mais j'en parle ici vu que ça va aller vite.

Niveau sport, cela fait donc un mois que j'ai vraiment repris des activités. J'avais commencé un peu avant, mais c'était petitou. Là j'ai commencé à vraiment m'activer. 3 à 5 fois par semaine, soit je fais du sport maison pendant environ 1h, soit je vais marcher en fonction de mon énergie disponible (de 1 à 4 heures). J'ai des objectifs un peu plus gros, mais j'y vais mollo car pour le moment, je galère, faut dire ce qui est.
Pour quelqu'un qui n'avait pas fait de sport depuis au moins cinq ans et qui est sujette à la dépression et à la phobie de sortir de chez elle, je trouve que c'est déjà énorme (surtout étant donné le merdier qu'a été ma vie ces dernières années).

Et bien ce n'était l'enthousiasme pas fou et débordant chez monsieur-régime. Pas même léger. J'ai même eu l'impression qu'il était déçu de pas pouvoir critiquer. "Hm.. moui, ça ira". C'est tout bête, mais ça m'a vexée aussi. Surtout qu'il n'a rien proposé à faire de plus ou de différent ! Soit il impose tout, soit on dispose totalement. Un peu binaire comme façon de réagir je trouve. En tout cas, l'aspect activité, c'était pas son affaire.
Je me doute qu'on ne vas pas le voir en attendant des miracles et que si on y va, c'est qu'on s'est déjà bougé le cul tout seul un minimum, mais un peu d'humanité, zut à la fin ! Je sais pas moi : un petit encouragement parce que je me motive toute seule, ou même juste un peu plus d'optimisme parce que y'a du potentiel, c'est trop demandé ? Il pourrait pas faire un effort monsieur-régime !? Genre, je ne connais pas la vie des gens alors j'essaie d'être un brin diplomate et motivant ? À priori, non.
La seule phrase en relation avec l'activité physique qu'il ait sorti c'était : "naturellement, mieux vaut éviter de rester toute la journée devant son ordinateur". Woaw. Merci pour ce conseil si avisé et détaillé. Je m'en serais jamais sortie sans vous.

Bref, c'était un peu comme nier cet aspect du travail déjà accompli.... Ce qui a ruiné mon peu de sentiment d'accomplissement, et une grande partie de mon énergie. Heureusement que j'ai un but fixe pour conserver un zeste de motivation...

Les repas.

Tout d'abord, monsieur-nutritionniste veut me forcer à petit-déjeuner. Or moi je n'ai pas faim le matin, et si je n'ai pas faim, je ne mange pas. Simple, basique. "Mais enfin, il faut poser de bonnes bases ! Il va falloir ré-apprendre hein ! C'est quand même le repas le plus important !". C'est ce qu'on nous dit depuis des décennies, et ça n'a jamais été véritablement prouvé, donc pas sûre, non.
Depuis que je ne me force plus à manger le matin, je suis moins malade ou ballonnée, moins fatiguée, plus productive, plus détendue. Je ne mange pas davantage après (pas de compensation à ce niveau là). Et surtout, j'ai tout simplement arrêté de prendre du poids pour rien. Je ne vois donc absolument aucun bénéfice à reprendre cette habitude qui manifestement ne me correspond pas. Et bien : impossible de le lui faire entendre... faut pas sauter un seul repas !!

Pire. Après avoir lutté des mois pour supprimer mon "goûter" et bien il faut le ré-instaurer.
Je prenais une collation l'après midi pour tenir jusqu'au soir, vu que Superman me fait manger à des heures pas possibles (21-22h là où moi je mangerais bien à 18). C'est notre seul repas ensemble je voulais le conserver aussi souvent que possible. Or, tous les diététiciens-nutri-machin qui ont croisé ma route que je le veuille ou non m'ont toujours certifié qu'il fallait impérativement supprimer ce repas, ce que je comprenais et appliquais quand je le pouvais. Ca m'aura pris très longtemps, mais lors de ma dernière tentative, j'avais finalement réussi, et depuis un mois, je ne goûtais plus.
Autant dire donc, que je suis surprise de devoir revenir en arrière de la sorte ! Surtout vu la raison évoquée.
Selon lui, étaler mes repas sur la journée est supposé "réduire la taille de mon estomac". Alors certes, manger moins chaque fois peut réduire la taille de mon estomac, mais si je mange plus souvent, en quoi ça va m'aider au juste ?? Sérieusement, il m'a dit juste avant que les "quantités" que je mangeais étaient très biens. J'arrive à ne plus grignoter. Il veut tout ficher en l'air ?
Et puis sincèrement, je ne sais pas vous, mais moi je mange tant que j'ai faim. Fini ou pas, j'ai plus faim j'arrête, j'ai encore faim, je continue. C'est ce qui me permets de sentir quand il s'agit d'appétit ou de gourmandise, et de pas aller vomir ou grignoter derrière. Je vais faire comment s'il me met le merdier partout ?

On part donc en effet sur de supers bases monsieur le diététicien, je me sens incroyablement écoutée et comprise... ça va faciliter le dialogue entre nous j'en suis sûre.

Les produits.

Après y'a les produits à consommer. Là, il a essayé de faire un effort, mais comme il a entendu ce qu'il voulait, il s'est un peu planté. Dommage.

Déjà, il aimerait me faire consommer plus de poissons, de viandes - et moi je n'aime pas ça, ni même l'idée -. Ce n'est pas faute de le lui avoir expliqué. J'ai précisé : je "peux" manger un peu de poisson de temps en temps ou exceptionnellement de la volaille (mariage, restaurant...), mais une fois par mois quoi. Oui mais c'est pas ma religion qui me l'interdit, alors je peux faire un effort. Et bien mettons que mes convictions et mes goûts sont ma religion, voilà !
Même gamine à coup de gifles on ne pouvait pas me faire manger un steak, mais il a de l'espoir c'est bien. Ou pas. Et bien sûr, dans l'idéal, il faudrait que j'en mange une portion par R.E.P.A.S. et pas question d'évoquer des alternatives, non. Autant dire que c'est mal barré entre nous mon chou.

Il aimerait également me faire inverser ma consommation de laitages, dont je ne raffole pas non plus. Donc les seuls fromages que je mange, c'est stop. Par contre ceux que je n'aime pas du tout, là il en faudrait. Bah évidemment, sinon c'était pas marrant. Je lui ai dit que j'ai horreur de ces trucs là, et il me dit "ah mais vous me l'aviez pas dit ça !". Bah fallait demander mon gars. C'est pas mon boulot de penser à tout, c'est le tien, et tu m'as pas beaucoup aidée jusque là. J'ai pas voulu être méchante, alors j'ai seulement répondu que je ne pouvais pas penser à tout.
Du coup, après négociations, quand il a entendu que je buvais du lait, il a opté pour ça. J'arrête ma transition vers le lait végétal, j'arrête de réduire ma consommation à un bol par semaine, et je bois un verre de lait tous les jours en guise de fromage. Heu... bah faut voir en fait. Si j'ai réduit ma conso, c'est plus par conviction que nécessité car pour ma part, je digère fort bien le lait, mais faut voir comment sont traités les bestiaux et comment sont rémunérés leurs éleveurs...
Et même sorti de ça : c'est bien la première fois qu'on me conseille de boire du lait, alors qu'avant ce simple fait me classait dans la catégorie des hérétiques. Mais admettons, j'aviserai.

Bien sûr, il faudrait réduire les féculents - alors que bon, ça reste le moins cher, ça se cuisine vite, et ça au moins, je mange sans difficultés.
Sachant que j'ai déjà réduit de beaucoup leur consommation... mais c'est toujours pas assez : j'en mange "trop, et trop souvent", et les féculents c'est le maaaaal. Alors que les viandes potentiellement bourrées d'antibiotiques et qui coûtent un rein, c'est hyper sain, c'est sûr. Donc je dois en manger quand si ce n'est pas une assiette tous les deux jours ? Et bien à tous les repas voyons !! Effectivement, c'est cohérent, mais ça va pas faire trop du coup ? Non, bien sûr, il a la solution : donc, pâte riz et patates, bah, va falloir peser !! Ô joie, ma passion.

Et puis il y a les fruits. Les "portions de fruits". À manger matin, midi et goûter, mais surtout pas le soir. Et une portion de fruit, c'est un peu la loterie. Une banane c'est deux portions. Un kiwi c'est une demie. La pomme c'est une. Le raisin, faut compter une poignée (avec ou sans la tige, il n'a pas dit). Les mirabelles aussi. Un melon c'est quatre portions. C'est pratique, hein ? Et ma banane alors, je mange la moitié le midi et j'attends le goûter qu'elle soit bien noire pour la finir ?? Non, bien sûr, le mieux c'est de ne pas manger de banane. Les bananes, c'est le mal aussi. Ah, d'accord.
Mon jus de pomme (100% pur jus), un verre c'est une portion ? Non, c'est du sucre, faut pas en prendre. Et mon jus de citron, il compte pour quoi ? Pour de l'eau, on s'en  fout. Très bien, très bien. Où est ma camisole s'il vous plaît ??

Bref, je pourrais continuer un moment alors je vais juste résumer : en gros, on n'est pas en phase sur grand chose, et nous sommes deux têtes de cons (sauf que moi, j'assume). C'est prometteur tout ça dites donc.


Sucre & Gras.


Ah le gros morceau que voilà !
Naturellement, je mange toujours "trop sucré/gras". Là encore, même si pour le coup c'est très probablement un peu le cas, ça m'énerve.
Je conçois que de nombreuses personnes puissent trouver que j'en mange "beaucoup", mais pour moi, faut voir d'où je suis partie y'a encore quelques mois : ma consommation actuelle, c'est vraiment rien par rapport à avant.

Avant, je ne comptais pas, et je mangeais n'importe quoi, n'importe quand, sans limitation, et si j'allais mal, je pouvais vider le frigo et les placards en une journée. On part quand même de vraiment loin je trouve.
Là le gras se résume sur une journée à une portion de fromage que j'aime bien (genre taille vache qui rit), 1 cuillère à soupe d'huile dans mes salades et/ou une noisette (ou 2) de beurre dans les féculents cuits quand j'en prends. Ce n'est ni systématique, ni les trois à la fois.
Pour le sucre, on est sur "jusqu'à" 5 apports par jour maximum. Et des apports plus que réglo selon moi. Par exemple je vais piocher dans ces possibilités là : 1 carreaux de chocolat -50% de cacao minimum- (2 les jours de déprime), 1 cuillère à café de miel dans les thés ou tisanes, 1 verre de jus de fruit 100% pur fruit ou à la rigueur de sirop faiblement dosé, 2 biscuits bio allégés, 1 tartine de pain avec de la confiture locale sans sucre ajouté. Bien sûr, je n'en ressens pas le besoin, bah j'en prends pas !
En période de dépression prononcée par contre, je m'autorisais un bol de céréales (validées par le gars) sur la semaine et/ou 2 tartines avec de la pâte à tartiner bio en plus.
Je ne comptais pas les fruits, mais si j'en mange 3 par jours c'est le bout du monde.
Est-ce réellement si aberrant que ça ?? Franchement, avec tout ce que j'ai viré déjà, ça me ferait mal de l'admettre.

Sans compter plusieurs points non négligeables quand même :
- je ne consomme pour ainsi dire rien qui soit "tout prêt" en dehors des soupes une fois de temps en temps, et d'une ou deux conserve(s) par mois - ce qui limite pas mal les sucres ajoutés !
- la greluche d'avant lui (y'a cinq ans à peu près), m'avait expliqué avec acharnement qu'il y avait du bon et du mauvais sucre. Alors quand j'ai recommencé à faire attention, j'ai re-modifié toute mon alimentation pour ne plus avoir de "mauvais" sucre (ou très peu), et prendre du "bon" à la place, en réduisant les quantités. Donc les jus de fruits : 100% pur jus. Les compotes, sans sucres ajoutés. Pour sucrer le thé, un peu de miel au lieu du sucre blanc. Etc. J'avais vraiment fait hyper gaffe, et j'ai lutté pour m'y tenir. (et là en gros, il me dit "ah non, mais ça change rien en fait". Super. Je peux comprendre le principe, mais ça saoule.)

Alors, quand j'ai présenté le contexte, d'où je partais, et que j'ai dit où j'en étais, bah je ne m'attendais à pas à la réaction signifiant " Oh Ventre-saint-gris TOUT CA ?!". Tout à coup j'avais l'impression d'être une horrible gloutonne sérieux. C'est vexant, vraiment. Or je taille du L, pas du XXXXXXL hein !
Et la notion de relativité ? Et saluer un peu les efforts déjà accomplis, ça se fait ou pas ? Non parce que la méthode "ce que t'as accompli je m'en fous, tu fais de la merde" n'a JAMAIS marché avec moi. Renseignez vous les gars, des profils psychologiques, y'en a plusieurs, et certains sont très facilement démotivés par de telles façons de faire. Ne pas prendre ça en compte dans un boulot pareil, je trouve ça très crétin, désolée.

Donc, monsieur le nutritionniste a fait un effort surhumain pour "s'adapter à moi" (trop aimable). En termes de sucre, je dois manger 2 portions de fruits par jour, et rien de plus, mais j'ai le droit de garder ma cuillère de miel dans ma tisane. Parce qu'il a bien compris que je ne renoncerai pas à mon miel dans ma tisane. Il n'a pas compris que je pourrais éventuellement renoncer à la tisane en elle-même. Enfin c'était gentil quand même.

À côté de ça, j'ai le droit à "un extra" par semaine. Parce que se priver ça marche pas (ah bah là c'est pas moi qui l'ait dit). Et si ce repas là je veux manger une pizza entière avec une glace derrière, aucun problème ! Sérieusement ?!? Oui, bien sûr. Par contre, si on ne fini pas la pizza, bah on la jette, sinon ça fait deux repas, et c'est pas bien.

J'ai beaucoup de mal avec ce concept. Moi je veux bien hein, mais en fait non. Déjà gaspiller, même pas en rêve. Mais je n'appelle même pas ça un "extra" mais une "folie" et c'est à faire je sais pas moi, une fois par mois (et que la pizza, même pas entière).
Là une fois par semaine ?? C'est un coup à se mettre à vivre que pour ce jour là, et se rendre malade chaque fois. Je n'ai pas envie de me priver six jours pour faire de la merde le septième.. je préfère faire attention tout le temps et me faire petitement plaisir quand il y a besoin.
Et je suis sûrement têtue comme une bourrique (l'une de mes principales qualité du reste), mais je ne vois pas en quoi prendre un verre de jus un jour et un carreau de chocolat trois jours plus tard peut réellement menacer un équilibrage alimentaire... Si je prends une glace le dimanche et rien d'autre de craignos, et que le jeudi je me mange deux parts de pizza, où est le problème ??
Vivre, c'est possible un peu ou bien ? Je suis pas venue pour devenir moine bouddhiste hein ! On peut pas y aller progressivement, histoire que ça soit plus "durable" ? Non parce que là, je l'écoute, mais dans une semaine je lui gueule "MEEEEERDEUUUH" dans les oreilles, et je refais n'importe quoi !!

Et puis merde, on a tous une activité physique, un appétit, un métabolisme, etc. différents. J'ai connu une nana qui mangeait le double de moi et ne parvenait pas à arrêter de maigrir ! À plus d'un euro la minute de consultation, ça pourrait n'être pas idiot de prendre ces éléments en considération... je dis ça, je dis rien.
Il existe tellement d'options aujourd'hui en plus, genre le jeûne partiel ou intermittent. Mais non, on ne les évoquera pas - même pas pour dire si ça marche ou pas. Pourquoi s'embêter ? Ce n'est sûrement pas pour ça qu'ils sont payés et que c'est devenu un métier...

Blague supplémentaire : si je dois manger tout ça comme ça, c'est pour éviter les carences. Il faut vraiment que je mange varié et avec les bons apports journaliers sinon je vais être en galère. Dixit le gars qui a ma prise de sang sous les yeux qui est nickel depuis deux ans : 0 carences. 0 surplus. Juste un léger manque de "bon" cholestérol. Y'a que moi que ça choque son petit discours ?

En gros, j'ai du mal à le trouver crédible et cohérent. C'est bien beau d'avoir fait des études dans le domaine, mais ça mériterait plus d'explications parce que la logique m'échappe - et en plus, vu comment j'ai eu le sentiment que tout ce que j'avais déjà fait était nié, j'ai très envie d'être de mauvaise foi.

Le bonus.

Même "stabilisé", mon poids a toujours un peu fait le yoyo, de plus ou moins 1 kilo. Yoyo qui ce dernier mois a eu tendance à descendre de un kilo. C'est pas fou-fou, mais merde, c'est un début quand même ! Un que je n'espérais même plus à vrai dire.

Oui mais voilà, je me pèse le matin à jeûn et pas habillée, alors je suis nécessairement plus légère qu'en milieu de journée après mon premier repas quand je suis en jean & veste de survêt'. Donc quand on a fait une pesée de départ afin qu'il puisse "travailler sur mon cas", tout ce qu'il a vu lui, c'est que je n'avais rien perdu. Je n'avais même jamais été aussi lourde d'ailleurs ! Sa balance a battu mon record de poids la sale bête ! Ca m'avait démontée sur place.

Donc quand j'y suis retournée pour obtenir conseils et compte-rendu de "mon cas", entendre tous ses merveilleux conseils, j'y suis allée en matinée, en pantacourt léger, sans veste, et j'ai insisté pour qu'on me repèse. Il a haussé un sourcil, mais il a dit ok.
Bah moins deux kilos sur sa sale bête quand même ! "Oui enfin, il en reste encore à perdre vous savez". Oui mais deux kilos espèce d'empaffé ! C'est pas rien quand même, merde ! C'était trop violent alors j'ai seulement répondu "C'est déjà plus raccord avec les chiffres chez moi, c'est mieux pour le moral". Réponse : "Oh vous savez, ça change rien, votre IMC reste trop élevé". Je sais, mais toujours un petit peu moins.
Mais vindieu ! Dans ton boulot on t'a jamais dit que chaque petite notion a son importance pour rester motivé ?? T'es atrophié du bulbe ou tu le fais exprès ??
Sérieusement, là j'ai quatorze ans dans ma tête et j'ai envie de le secouer comme un prunier. Voire pire.

Au final.

Je suis ressortie de là tellement "motivée" que j'avais envie de taper quelque chose, puis d'aller chialer, prostrée dans le noir jusqu'au soir, en mangeant n'importe quoi du moment que c'était gras et/ou sucré ! Bien sûr, ç'eut été ruiner tous mes efforts en quelques secondes - merci monsieur -. Donc finalement, je me suis contentée de rentrer chez moi pour pleurer. Et ensuite me raisonner. Pour pas tout ficher en l'air, et pas me sentir comme la plus grosse merde de tous les temps. J'avoue que ça reste compliqué. J'ai encore la migraine et la nausée là.

Alors monsieur-rabat-joie n'a vraiment pas l'air méchant hein, mais ce n'est pas le premier que je rencontre et il me fait le même effet que tous les autres : "j'ai une recette, je l'applique pareil sur tout le monde", et tout le reste est en option. Même régime pour tout le monde, Point barre.
C'est limite du charlatanisme (non parce que ça, pas besoin d'un pro hein, y'a tout ce qu'il faut sur le net à ce moment là). Et faudrait qu'on se voit au moins tous les mois ? Mais je me gausse !

Je l'avais prévenu qu'il n'y aurait pas d'autre RDV dès le départ - je suis toujours transparente sur mes intentions. Quand à la fin du compte-rendu, il a demandé à planifier un autre rendez-vous, conseil de médecin ou pas, j'ai dit "non, on ne planifie pas d'autre rendez vous". Mais comme souvent, ô rage, ô désespoir, le "non", c'est pas un truc qui passe bien. Je pense que ça irrite un peu l'oreille interne des gens.
Alors il a tenté le coup, hein. "Mais pour faire le point, ajuster tout ça, si vous avez des questions, et puis pour vous motiver aussi...." Je lui ai coupé la parole. "Non merci, ça ira. De toute façon, j'aurais pas l'argent pour vous payer". (oui, ça j'en parlerais peut être plus tard, mais c'est la méga loose en ce moment). Mais même sans ça, lui me "motiver" ? Bien sûr ! Permettez que je m'explose la luette à force de rire jaune !
Il a essayé encore un petit peu de me caser son rendez-vous, puis a fini par renoncer. Et oui, pas de bol, je suis plus têtue que lui.
Je pense que sur la fin, je n'arrivais même plus à faire semblant d'être aimable. Il a d'ailleurs eu l'air ravi de me voir sortir de son cabinet. De mon côté il était largement temps aussi que ça s'arrête.

Ces idioties là non plus ne sont pas faites pour moi.

Conclusion.

J'aurais peut-être un bilan moins acerbe plus tard, mais là pour le moment, j'ai besoin de digérer le manque d'empathie (car je crois que c'est surtout là qu'est le problème) et de compréhension. Là j'avais besoin de râler.

Je regarderai ses fiches, parce qu'il est sensé savoir de quoi il parle malgré tout. J'en tirerais ce que je veux et surtout ce que je peux. J'en ferais un nouvel objectif à atteindre, et je continuerais à faire comme je le sens, progressivement.
C'est plus lent, mais c'est déjà bien assez dur, et je veux pouvoir tenir le coup sans craquer au moindre épisode dépressif, or c'est clairement sur le retour en ce moment. Et manifestement, cet aspect là, je sais mieux que lui comment ça marche, en tout cas chez moi.

De toute façon, finalement, je me suis toujours bien mieux démerdée seule, pour tout. En plus, ça balance moins de fric par la fenêtre, et ça dynamite pas mon petit monticule d'estime de moi durement amassé au fil des mois.

N'empêche que là, je sens le besoin de compenser comme je ne l'avais plus senti depuis un sacré bout de temps. Alors je boude, ce soir c'est pizza-joker-du-mois, mon miel dans ma tisane, et j'emmerde monsieur rabat-joie.

Et d'ici là, je vais prendre l'air, ou aller me coucher, je sais pas.
Je me relis pas hein, j'ai le crâne en confettis.